J’aime

 

J’aime mon téléphone parce qu’il pourrait sonner et m’offrir ta voix

J’aime mon pc parce qu’il me permet de t’écrire et de te porter mes mots

J’aime mes yeux qui me permettront de te lire ce soir

J’aime le casque qui entourera ma tête et glissera tes “je t’aime” aux creux de mes oreilles

J’aime ce train qui m’éloigna hier de toi car ces rails ramèneront vers toi

J’aime mon travail car il me rend libre et digne de toi

J’aime le soleil qui brille ici, il éclaire tes jours aussi

J’aime chacune de mes sensations car je les partageraient un jour avec toi

J’aime l’état de désordre dans laquelle j’ai laissé ta chambre parce qu’elle était remplie de nous

J’aime ceux qui t’entourent qui m’oublieront peut-être ou pas

J’aime l’idée que tu pourras leur parler même s’ils ne t’écoutent pas

J’aime les bruits de la vie qui me disent combien chez toi tout est calme

J’aime ma famille et serait heureuse de te la présenter

J’aime, j’aime, j’aime, oui j’aime

J’aime chaque seconde que je vis…

Justement parce que je t’aime

Je t’aime et tu embellis tout !

T’ai-je dis que je t’aime ?

Hum oui ?

Tant pi

Je le redis

Je t’aime

 



l’hirondelle danse

 

Étendue

herbe verte

jambes nues

papillons

tu es prête ?

Non

sourires

Juste un instant…

Tu viens t’asseoir ?

Ta tête sur mon ventre

Ma main sur ton bras

Un frisson chante

Tes yeux,

regard tendre,

Bavard

et si heureux

Corps abandonnés

Langueur du soir

Sans obligation

Sens ivresse de vie

Harmonie en dedans

Être ce que je suis

Seulement,

Sans effort, sans limite

Sans contournement ?

Offerte et cueillie

Certaine de la réciprocité

de ce doux sentiment

de cet épanouissement

Juste un instant

De bonheur inouï

Deux hirondelles

La liberté et la vie

Enlacées

Tu viens ?

Oui.

 



Explosion

 

J’avance dans le couloir.
Et tout à coup c’est l’explosion
Jaillit du fond, le souffle emporte tout
Des milliards de cristaux sont projetés de toutes parts,
Blessant, déchiquetant, griffant traces de leur passage,
Ils vont se planter dans les murs, dans les portes,
Dans ma chair, dans moi, morte… répandue, porté disparue…
Les fragments m’expulsent et me saignent
Et je croule et je coule…
Trouille et vide roule,
Trop éparpillée pour comprendre
Je suis, ou du moins j’étais, dans le couloir,
Flaques de moi, il ne reste que deux jambes,
Un peuplier, pas encore le sapin…
Mais déjà les épines, échardes dans les doigts
J’ai dû mettre la main sur un bout de moi
Oui c’est la gauche, elle bouge
Accrochée au chambranle de la porte
D’une porte qui n’a plus de cadre
Je jette un œil, je ne sais pas où est l’autre
Petits tas de débris non identifiables…
C’est moi…
Tiens un poumon un peu mou mais bon
Il fonctionne, je retrouve un souffle
C’est bien le mien, je respire
Ça aurait pu être pire
Cette fois je n’étais pas au volant
Je m’adosse au mur un instant…
Oh, il y a un mur, ah oui le couloir,
Tiens mais il me reste donc le dos
Sciée à la base je ne voyais que le sol
Pas facile de me repuzzler…
Répulsion de la fragmentation
J’ai les jambes qui tremblent…
Et la tête vide,
Une biche aux abois
Aucun cerf ne veille
Une friche sans cervelle
Je suis qui ?
Je ne suivais personne !
Juste j’étais… !
Ah oui j’étais dans le couloir
Et je suis moi
Ouf idées en place
Je panse, déleste le pire
Je transe et je m’aspire,
Je veux donc j’essuie
Enfin je me retrouve,
Je comprends
Je sais
Tout va bien
Ce n’est pas grave,
Non laissez,
Je vais ramasser
J’ai l’habitude
C’est comme ça à chaque fois

Que j’éternue…

Attendez
Me rassembler,
Me concentrer, …
Tout va bien,
Excusez…



les cormorans

 

J’aime les cormorans.

La mélasse est tiède,

Elle m’enlace et me piège.

Etre oiseau, rire en volant.

J’ai le corps mourant.

J’ai mal à mon désir de vie.

Plonger et voler, à l’envie…

Un peu de moi est anéanti

J’ai le brouillard à l’intérieur.

Nager même en profondeur…

J’ai éteint le feu du moi rieur,

Je n’ai vu arriver ce souffle de mort.

Il m’étreint, me tue et m’envahit de gris.

Il a totalement pris possession de mon corps.

Être libre, sauvage… mais apprivoisé, aussi…

La sève chaude, qui d’habitude me nourrit,

Ne connait plus le chemin de mes mains.

Pêcher pour moi et aussi pour un humain…

Je ne sais même pas s’il existe un demain.

Tout est si sombre.

Le soleil plombe.

Les bras m’en tombent.

Et je n’ai pas la force de les ramasser,

Être un cormoran apprivoisé…

Je suis tellement épuisée…

Libre, mais jamais seule, voler…

Mes jambes, quelque part sous le bureau,

éparpillées entre le sol et le bas de mon dos,

Gémissent leur douleur et frémissent leur peur.

Le poisson est la cible et l’enjeu, de son ardeur…

A chaque nouvelle attaque, à chaque agression,

Mon cerveau se fait tout petit, il joue l’endormi,

Il ne lutte pas, il fuit, et je reste seule, sans pensée,

Sans pouvoir panser ce corps trop grand en tensions.

Je voudrais être un oiseau… et m’envoler pour oublier…

Une épaule semble vouloir exister, elle bouge endolorie.

Jouer, glisser entre les vagues, plumes unies dans la plongée…

Mes yeux se ferment sous la douleur… Le nez se recroqueville…

Attraper ma proie, et, ne pas la relâcher face à l’astre qui brille…

Les picotements salés se contractent pour ne pas dégouliner.

Ventre dressé vers le soleil, me remplir d’énergie et de vitalité.

Non je ne pleurerai pas cette douleur-là, pas maintenant, pas ici…

Ne plus exister, ne plus rien ressentir des cheveux aux chevilles,

Juste rêver que je vole, entre mer déchaînée et nuée d’orage.

N’autoriser que le jeu bavard de mes doigts sur le clavier,

M’envoler par les mots, bien loin de ce corps en rage

Ne plus penser, j’ai mal, pour pouvoir oser l’écrire

Aimer les cormorans, le temps d’un nouvel essor

Me battre pour créer, malgré l’impossible

Voler, juste dans ma tête, sans avoir peur

Ne pas pleurer et même oser sourire

Aimer toujours, ne rien regretter

N’avoir que le désir pour cible

Un corps d’oiseau en tête

De toutes mes forces

Me battre et être.

Vivre, libre.

 



Et demain ?

 

Il faut savoir sourire à son passé… Ce qui me paraît important aussi c’est de savoir si la route parcourue a pris une direction qui est celle qui nous plaît, celle qu’on veut vivre pour l’année prochaine… De temps en temps, savoir arrêter la course.. Faire une petite pause, le 31 décembre, la fin de l’année, les voeux, c’est souvent l’occasion de s’interroger…

Oui, ne rien regretter. Faire toujours de son mieux. N’avoir aucun remord de n’avoir pas plus réussi…

Si on a agit «de son mieux» c’est le maximum. “On a fait avec les éléments qu’on avait, avec notre force et le passé qui nous fonde, avec notre compréhension du monde”… Ce n’était à ce moment-là pas possible de faire plus … Bien sur que maintenant avec ce qu’on sait, avec ce qu’on est… Mais à l’époque on ne savait pas… On n’était pas…

Alors, oui ne rien regretter et continuer…continuer à faire de son mieux, tant pis, si c’est pas très réussi, tant pis, si on rêverait une autre vie, une autre sortie…Tant pis.

Regarder derrière, avec un sourire tendre, en se souvenant de tous les petits moments de tendresse, tous les plaisirs de la vie, tous les contacts heureux… Ce qui nourrit, ce qui fait du bien, qui réchauffe… Oui se dire que ce passé est le notre et qu’on en garde le meilleur.

Dans mon grand grenier du passé, où , chaque fin d’année, je dépose mes souvenirs, j’ai un grand coffre à misère… il est profond… très. J’y mets tout ce qui est fini et que je ne veux plus voir. Je tasse un peu, je m’en fiche si ça écrase les trucs d’en dessous… puis je le referme jusqu’à l’année prochaine…
Dans ce grenier, j’ai aussi un tas de bric à brac, des levés de lune, des paysages, des visages, des nuages en mouvement… Des averses qui s’arrêtent, des glissements de terrains qui révèlent qu’avant, une civilisation plus ancienne… avant, la vie était déjà enracinée ici…
Dans l’armoire sur la gauche j’ai déposé les cristaux ramassés en montagne. Celui que j’ai trouvé près de la cascade… Ceux qui étaient là posés sur ma route, offerts, gratuits, sourires… Certains ont été tellement difficiles à conquérir…. Certains pourraient être rougis jusqu’au sang versé… Certains ne sont pas plus gros que le plaisir qu’ils m’ont donnée. Certains sont recouverts d’une fine couche de sel, sel cristallisé, une fois les larmes évaporées… Certains sont beaux… vraiment beaux. Tous sont froids, droits, rigides et érigés… collection de piquants… collection de poignards de glace qui ne fondront jamais…
J’ai aussi dans le berceau, là près de la fenêtre… quelques peluches fanées, un pyjama avec des pieds, un poisson en plastique bleu… un culbuto jaune. Un grand plastique transparent posé dessus…
Une guitare pleine de poussière, souvenirs déçus et enneigés… Il arrive que l’on se trompe… Ça fait mal… c’est mieux, qu’elle reste là… elle m’oublie…
Une robe andalouse… tellement jolie que je ne me lasse pas de la regarder, parfois je me dis qu’un jour peut-être je pourrais de nouveau me glisser dedans… Elle est si belle qu’elle transforme ce qu’elle enrobe en princesse gitane…
La commode, dont le deuxième tiroir ne s’ouvre plus, m’attire toujours un peu… Dans celui du haut, des centaines de photos, des images d’instants…. Une vision figée d’un passé qui n’a pas existé ou alors, de façon si fugace, qu’en fait, lorsqu’on la revoit, après, on ne se reconnaît pas… Des images des autres… Des caricatures qui offrent le déroulement de souvenirs de la vie qui a existé… de la vie qui n’existe plus… Joli “fige mémoire”…
Dans le tiroir qui ne s’ouvre pas quelque chose qui coince… Un truc qui reste en travers… C’est un vieux truc, un très vieux machin qui m’appartient mais qui n’a aucun intérêt, aucune raison d’être là. Je n’ai pas réussi à le jeter ailleurs, plus loin, dans un lieu où il aurait totalement disparu, disparu de ma vue de ma vie… Je ne sais plus ce que c’est, je ne veux pas savoir, je ne veux pas l’ouvrir, je m’en fiche…Il faut bien que les saletés aussi se blottissent quelque part… Je leur laisse ce tiroir… vous l’ouvrirez après la fin de ma vie…

Le tiroir du bas est très lourd… Je ne l’ouvre pas …. ce n’est pas nécessaire… Il contient tous mes textes… Tout ce que j’ai écrit depuis le début de ma vie, depuis mes huit ans tous mes écrits, tous mes cris, tous mes tues… Les non-dit, les impossibles mais les pensables… Ce qui était très moche, ce qui était tellement beau… Le puissant en bien en mal, en lien en mâle… Ma vie, mes écrits…Oui, le tiroir est sacrément lourd… tellement plein… Je l’aime comme un trésor, comme une partie de moi qui dort au calme dans mon grenier… au milieu d’un bazar qu’il faudrait que je range, un jour…

J’ai un miroir où je dois de temps en temps passer un coup de chiffon à poussière. Dans le miroir, une image qui bouge, une image qui vieillit un peu, un peu à chaque fois, une image étrange qui ne me sourit pas… Elle n’est pas triste, pas même lucide, juste là. Elle me regarde sans complaisance, sans animosité. Elle m’aime bien, je crois … Elle m’aimerait mieux, si j’étais mieux… Elle sait que je fais des efforts, beaucoup d’efforts pour tenir debout, elle sait que je ne suis jamais très loin de la chute… Elle pense sans doute que je dois continuer, en faire plus … Je ne sais pas, je ne sais pas si je pourrais… Avancer, y croire, avancer encore, c’est si difficile parfois… Je ne sais pas si je pourrais… Pourtant je n’ai pas le choix alors je la regarde droit dans les yeux… Oui je sais, oui j’avancerai… Alors je la regarde et elle me sourit. Regarder la route devant moi … oui… mais c’est quoi cette route ? Oh ! J’en suis donc là… Bien… Maintenant je décide quoi ? Quelles sont les forces en présence ? C’est quoi mes rêves ? C’est quoi ma voie ?

Je m’assois… je regarde… Pause…petite pause… sourire, yeux et coeur ouverts…regarder avec désir et ardeur… regarder, pour voir encore… Aimer, aimer…Toujours.
 



Au pays des rêves…

 

Cher pays des rêves… Cette année je voudrais…
je voudrais souffrir moins
et puis rire plus souvent
n’avoir jamais envie de pleurer
ne jamais me sentir abandonnée
ne pas regarder la détresse d’un autre
en me disant, pauvre vieux,
je n’ai pas la force
pas la force pour moi
alors pas la force pour toi
désolée
non plus jamais ça

Je voudrais …
Me blottir dans tes bras,
qu’ils soient chaud
qu’ils soient doux
qu’ils soient ouverts
Je voudrais que dans tes yeux luisent l’espoir
l’envie de la conquête
le désir de vivre
la conviction que l’avenir t’appartient
le sourire aux coins de tes paupières
Le sourire, tu sais celui qui chauffe
celui qui fait qu’on se sent aimé
qui fait qu’on a moins peur
qu’on a moins mal
qu’on est plus fort…

Je voudrais vivre entourée de beau
d’odeur de bois ciré
de bougies allumées
de fleurs parfumées
de notes de piano
de gens heureux
me bercer dans un hamac
devant le feu qui crépite

Avec des rêves pleins la tête
des souvenirs chauds
des projets réalisables
des rêves fous drôles et généreux

Des mots qui s’installent
qui défilent et s’imbriquent
les mots qui tissent le sens
qui confortent et réconfortent
Des mots qui coulent,
qui expliquent, qui parlent
des mots qui me saoulent
m’explique abyssale
et superficielle et capitale
essentielle et banale
avec mon intérieur
le triste et le rieur
avec mon feu celui qui me brûle
et celui par qui je vis
avec mon désir d’aimer
avec ma soif de déposer
au creux de toi
tout l’amour avec lequel je suis née
et qui n’en finit pas de se déverser
comme une source intarissable
comme une plage de sable
qui au gré des marées
n’en finit pas d’essaimer…
J’aime
je t’aime
et je souhaite…
t’aimer toujours.

 



Source de vie

 

Le petit lac frissonne de vie, elle avance entre les nénuphars jusqu’à la petite chute d’eau et se glisse dans les remous.

L’eau se régale entre les rochers et une végétation heureuse.

La lune baigne toute l’oasis paisible

Elle sourit, se baisse pour avoir les lèvres au raz du niveau de l’eau, la bouche ouverte, juste pour le frisson, elle lape l’onde malicieuse

Un oiseau appelle son regard vers les sommets de l’arbre qui offre ses branches aux jeux d’ombres entre lune et rares nuages. Elle sourit, offerte aux caresses du ruissellement qui apaise et rassasie.

Est-ce que le bain de nuit est le meilleur moment de la journée,

celui de la clotûre de l’activité et de l’entrée dans le repos… Un sourire apaisé enfin ?

ou celui où l’on puise dans l’onde des forces et du courage pour aller affronter la vie, … pour supporter de quitter le coton ensommeillé qui l’a bercé quelques moments… Un sourire finalement ouvert et confiant ?

Elle se place ensuite juste sous la chute, tête en arrière, yeux fermés, elle laisse glisser le long de son corps cette vie liquide qui passe sans s’arrêter, comme si elle était pressée, comme si le temps du réel ne se conjuguait qu’au passé …

Ivresse de la chaleur douce de cette eau, lissant ses cheveux jusque dans ses reins,

… s’y éterniser, oublier tout le reste, savourer l’instant… totalement.

 



Soleil

 

Tiens c’est déja le jour
Eh bien il va falloir l’affronter
Ne pas stresser on y arrive toujours
Du moment que le soleil s’est levé
Rien ne m’empèchera de faire de même
Et voilà c’est fait, vous voulez un café ?
S‘est-il levé du bon rayon, l’astre aimé ?
Soleil en moi, comme une rengaine
Et en voilà pour vous si vous en voulez…



Cap liberté

 

Juste un souffle dans le silence de la nuit…
Est-ce le vent qui surgit ?
Caresse imaginaire qui agite les voiles près de la fenêtre
La glace est suffisamment fondue pour que l’on puisse appareiller
Cap traversée…

Est-ce déjà les mouettes qu’on entend ?
Est-ce possible que leur chant… ?
Chanson intérieure qui s’enroule en tous sens irradiés
Chaleur de l’essence originelle qui embaume et provoque l’être
Cap azuré

Juste un rayon de lune sur l’étagère de mes livres
Est-ce que je rêve ?
Images dans mon fort personnel où nul n’a pénétré
Depuis que volontairement j’en ai jeté la clé
Cap liberté

 



Solitaire et heureuse

 

Être,

Être magiquement soi même,

Être simplement magnifiquement soi même,

Être bien en soi,

Être moi.

Savoir Être ce que je suis, l’assumer en ne regrettant pas d’être quelqu’un d’autre, l’assumer en comprenant que l’autre n’est pas comme moi… Savoir que jamais nous ne comprendrons qui est l’autre… Être… Être simplement magnifiquement soi parce que c’est la seule chose possible et que cela aide à l’apaisement.

Inutile de gesticuler de tenter de hurler, de vouloir à toutes forces se faire comprendre, ma solitude c’est la compréhension de l’incommunicabilité de ce que je suis, et mon incompréhension de ce que sont les autres, quelques soient mes efforts…

Nos différences c’est à la fois l’évidence de nos incompréhensions mutuelles mais aussi notre garantie d’exister, de ne pas se perdre… se mentir ou se déguiser…
Simplement par la magie de l’authentique du langage de l’autre. Sentir que l’autre ne sera jamais identique à soi, que l’on est résolument seul. Mais savoir que l’autre l’est tout comme soi, aussi seul, pareil.

Comprendre que son langage peut avoir une signification pour moi et l’utiliser pour me construire.

Imaginer que mon langage (dans la mesure où il reste authentique) peut donc avoir une signification pour l’autre,

Qui pourra l’utiliser pour se construire

Même si ce qu’il a entendu n’est pas exactement ce que j’essayais de lui dire.

Mon travail de petite humaine me paraît moins inutile ce soir,

Si je dis JE alors je dis VRAI dans mes réalités à moi

Et la résonance que cela peut provoquer dans la réalité des autres peut prendre sens et être utile.

Pourtant ils ne pourront jamais me le retransmettre de façon à ce que je le comprenne…

La communication telle que je l’avais rêvée dans l’enfance n’existe pas

Cela me plaît, m’obsède et puis me désole…

Je ne les comprendrai donc jamais

Je n’y comprendrai jamais…

Mais je suis, comme tous, unique et seule…

Je suis,

Et cela me plaît…

 



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