Source de vie

 

Le petit lac frissonne de vie, elle avance entre les nénuphars jusqu’à la petite chute d’eau et se glisse dans les remous.

L’eau se régale entre les rochers et une végétation heureuse.

La lune baigne toute l’oasis paisible

Elle sourit, se baisse pour avoir les lèvres au raz du niveau de l’eau, la bouche ouverte, juste pour le frisson, elle lape l’onde malicieuse

Un oiseau appelle son regard vers les sommets de l’arbre qui offre ses branches aux jeux d’ombres entre lune et rares nuages. Elle sourit, offerte aux caresses du ruissellement qui apaise et rassasie.

Est-ce que le bain de nuit est le meilleur moment de la journée,

celui de la clotûre de l’activité et de l’entrée dans le repos… Un sourire apaisé enfin ?

ou celui où l’on puise dans l’onde des forces et du courage pour aller affronter la vie, … pour supporter de quitter le coton ensommeillé qui l’a bercé quelques moments… Un sourire finalement ouvert et confiant ?

Elle se place ensuite juste sous la chute, tête en arrière, yeux fermés, elle laisse glisser le long de son corps cette vie liquide qui passe sans s’arrêter, comme si elle était pressée, comme si le temps du réel ne se conjuguait qu’au passé …

Ivresse de la chaleur douce de cette eau, lissant ses cheveux jusque dans ses reins,

… s’y éterniser, oublier tout le reste, savourer l’instant… totalement.

 



Soleil

 

Tiens c’est déja le jour
Eh bien il va falloir l’affronter
Ne pas stresser on y arrive toujours
Du moment que le soleil s’est levé
Rien ne m’empèchera de faire de même
Et voilà c’est fait, vous voulez un café ?
S‘est-il levé du bon rayon, l’astre aimé ?
Soleil en moi, comme une rengaine
Et en voilà pour vous si vous en voulez…



Cap liberté

 

Juste un souffle dans le silence de la nuit…
Est-ce le vent qui surgit ?
Caresse imaginaire qui agite les voiles près de la fenêtre
La glace est suffisamment fondue pour que l’on puisse appareiller
Cap traversée…

Est-ce déjà les mouettes qu’on entend ?
Est-ce possible que leur chant… ?
Chanson intérieure qui s’enroule en tous sens irradiés
Chaleur de l’essence originelle qui embaume et provoque l’être
Cap azuré

Juste un rayon de lune sur l’étagère de mes livres
Est-ce que je rêve ?
Images dans mon fort personnel où nul n’a pénétré
Depuis que volontairement j’en ai jeté la clé
Cap liberté

 



Solitaire et heureuse

 

Être,

Être magiquement soi même,

Être simplement magnifiquement soi même,

Être bien en soi,

Être moi.

Savoir Être ce que je suis, l’assumer en ne regrettant pas d’être quelqu’un d’autre, l’assumer en comprenant que l’autre n’est pas comme moi… Savoir que jamais nous ne comprendrons qui est l’autre… Être… Être simplement magnifiquement soi parce que c’est la seule chose possible et que cela aide à l’apaisement.

Inutile de gesticuler de tenter de hurler, de vouloir à toutes forces se faire comprendre, ma solitude c’est la compréhension de l’incommunicabilité de ce que je suis, et mon incompréhension de ce que sont les autres, quelques soient mes efforts…

Nos différences c’est à la fois l’évidence de nos incompréhensions mutuelles mais aussi notre garantie d’exister, de ne pas se perdre… se mentir ou se déguiser…
Simplement par la magie de l’authentique du langage de l’autre. Sentir que l’autre ne sera jamais identique à soi, que l’on est résolument seul. Mais savoir que l’autre l’est tout comme soi, aussi seul, pareil.

Comprendre que son langage peut avoir une signification pour moi et l’utiliser pour me construire.

Imaginer que mon langage (dans la mesure où il reste authentique) peut donc avoir une signification pour l’autre,

Qui pourra l’utiliser pour se construire

Même si ce qu’il a entendu n’est pas exactement ce que j’essayais de lui dire.

Mon travail de petite humaine me paraît moins inutile ce soir,

Si je dis JE alors je dis VRAI dans mes réalités à moi

Et la résonance que cela peut provoquer dans la réalité des autres peut prendre sens et être utile.

Pourtant ils ne pourront jamais me le retransmettre de façon à ce que je le comprenne…

La communication telle que je l’avais rêvée dans l’enfance n’existe pas

Cela me plaît, m’obsède et puis me désole…

Je ne les comprendrai donc jamais

Je n’y comprendrai jamais…

Mais je suis, comme tous, unique et seule…

Je suis,

Et cela me plaît…

 



Un volcan ou deux…

 

Un volcan,
Un volcan explose de vitalité depuis la nuit des temps. Il est connu de tous parce que sa flamme ne laisse jamais indifférent et que tous l’utilisent pour se chauffer pour s’éclairer… Un volcan pétille joyeusement sans rien demander à personne. Il s’auto alimente du fond de lui même de ressources d’énergie inépuisables. Il se nourrit aussi du rayonnement du soleil de la caresse du vent, du chant des oiseaux… Un volcan heureux du jaillissement des autres se régale de l’odeur de la pluie et du goût des fruits de ses versants.
Un volcan vit.

Un raz de marée…
Un raz de marée surgit ! Imprévisible, immense. Une vague tellement haute que la nuit entoure totalement le volcan en un instant. L’eau balaye tout. Les vergers sont arrachés et les terres ravagés. Plus une maison n’est entière. Quelques oiseaux qui n’ont pu s’enfuir à temps sont aspirés par la fureur des eaux. Lorsque la vague s’allonge sur le cœur du volcan avec cette force inouïe, il croit que tout est finit pour lui. Elle noie tout et pénètre sans aucune retenue jusqu’au cœur de sa cheminée de lave. Dans un ultime sursaut de vie, il veut protester par un pchtttssss désapprobateur, mais il ne réussit à émettre qu’une fumée grise qui s’élève comme un dernier cri au dessus de lui.
Un raz de marée a déboulé

Une plage.
Une plage très douce où les enfants jouent avec un dauphin, tout est calme ! Au bord de la plage un volcan endormi. Il se tait comme replié sur lui-même, avec juste un panache de fumée blanche qui le rappelle à ceux qui l’ont aimé. Un volcan s’ennuie depuis que sa cheminée solidifiée par l’eau n’émet plus qu’un crachoti d’énergie pour… pourquoi ? Pour sauvegarder l’apparence d’être vivant ? Un volcan crève doucement…

Un tremblement de terre
Un tremblement de terre bouscule soudain les équilibres… Une faille se déchire de la surface des profondeurs… du plus intime de son être le Volcan sent soudain une marée de tendresse le submerger, monter et s’amplifier. Dans un éclat de rire il comprend qu’il ne peut rien maîtriser et dans un flamboiement de plaisir il laisse jaillir sa joie de vivre dans des gerbes de laves chaleureuses.

Un volcan flambe
Un volcan flambe en éruption ! Bien sûr que cela pose des problèmes… Ses larmes de laves qui alternent avec ses projections de roches le brûlent lui-même. Ces rugissements redoublent de violence à chaque fois qu’il regarde la surface de l’eau à l’horizon, là-bas, si loin, d’où est venu le raz de marée… Il hurle à la vie sans plus s’arrêter et il devient difficile de dormir tant son cri est bruyant. Il assaille ses amis des clameurs de son énergie.

De son nouveau puit d’accès à la vie il grandit et découvre stupéfait qu’il n’est pas le seul à s’abreuver à cette source… Le volcan vient de découvrir dans son horizon qu’ils sont deux… et sans doute tellement plus, combien ? Tant que ça ?…
Deux volcans flambent de concert

Un autre volcan est proche
Un autre volcan est proche, très loin mais tout proche… Jaillissant très loin l’un de l’autre, ils se touchent par le cœur dans les profondeurs… Et ils se parlent : Ne leur en veux pas mais ne les écoute pas lorsqu’ils vont te réclamer le feu et que tu as besoin de ta fournaise pour toi-même ! N’accepte pas de te laisser consommer, consumer sans te ménager des retraites ! Défends toi contre les exploiteurs ! Oh, ami volcan, tu réveilles en moi ma vieille haine de n’être qu’insuffisant pour protéger ceux que j’aime…

Je n’oublierai jamais ton cri, je le connais si bien, je connais sa vie mais aussi son goulot d’étranglement qui est à la base de notre floraison et de la pulsion créatrice de tous les volcans. Je l’ai visité, je te raconterai comment tenir, les soirs de cratères trop enfumés…

 



Jour plus jeune

 

Jour de goudron
Je suis bougon

Ben quoi qu’est-ce que tu as, à me regarder comme ça ?
Pourquoi tu ne me regardes jamais lorsque je suis jolie ?
Pourquoi c’est maintenant que je vais mal que tu me vois ?

Jour de cafard
Je suis tare

De toutes façons tu ne me regardes pas, maintenant non plus
Tu jettes tout au plus un œil étonné vers mon air renfrogné
Et vite tu cherches un ailleurs pour poser tes yeux et m’oublier

Jour de glue
Je ne suis plus

Pourquoi tu ne me regardes jamais, qu’est ce que je t’ai fais ?
J’existe pourtant de toute la force de mon désir, je crie ma vie
Et toi tu passes, sans jamais ne voir de moi que transparence

Jour de pluie
Je suis enfuie

Comment peux-tu t’étonner du fait que je ne sois pas restée ?
Vraiment tu n’as pas compris qui je suis après toute ces années ?
Tu souffres de nostalgie et regrettes ce que tu crois avoir perdu

Jour de sourire
Je m’ennivre

Tu ignoreras donc toujours que j’allais au delà de ta vision
Je suis étalée, heureuse, abandonnée à moi-même, libre
Offerte aux regards d’un autre qui peut-être saura m’aimer

Jour de trêve
Je rêve.

 



j’aime, j’aime pas

 

J’aime les gens heureux
Je n’aime pas les gueulants
rendant les autres responsables de leur manquement
J’aime le chocolat
Je n’aime pas la tête de veau
J’aime les enfants
Je n’aime pas ceux qui les blessent
J’aime la nature
Je n’aime pas les sacs plastiques
J’aime le rire qui monte dans la gorge et fleurit dans la bouche épanouie
Je n’aime pas l’image de l’homme qui a trop bu
J’aime le chant des oiseaux
Je n’aime pas l’entendre sortir d’une cage
J’aime dormir seule souvent
Je n’aime pas le faire parce que je n’ai pas le choix
J’aime décorer aménager créer, améliorer
Je n’aime pas la crasse le laisser aller l’abandon
J’aime m’étirer le matin
Je n’aime pas les courbatures après la fièvre
J’aime le bleu le vert et les harmonies de couleurs
Je n’aime pas le délavé, l’écaillé, le dégoulinant
J’aime la montagne les randonnées la fraîcheur de la nuit
Je n’aime pas m’étaler sur une plage sous un soleil qui m’etouffe et m’assomme
J’aime les ciels cotonneux dans lesquels le soleil se couche embrasant l’horizon
Je n’aime pas la fumée d’un incendie, d’un diesel ou du tabac
J’aime l’aube timide mais insistante qui fait cligner mes yeux ensommeillés
Je n’aime pas les sonneries et les tic tacs des réveils sans gène
J’aime le piano, sa voix, ses artistes, ses concertos
Je n’aime pas mon ignorance à le faire chanter
J’aime les responsabilités, la confiance
Je n’aime pas la lâcheté et la médiocrité
J’aime la patine du bois, l’odeur de la cire d’abeille, les poutres du salon
Je n’aime pas l’odeur de l’alcali, les meubles en fer forgé, les fausses poutres
J’aime la liberté d’être avec toi le respect dans tes yeux, l’ouverture de ton écoute
Je n’aime pas l’hypocrisie l’imposé indiscutable et incompréhensible
J’aime le soleil en montagne, mon avenir incertain mais ouvert
Je n’aime pas ce que je fuis, malgré mes larmes et mon chagrin



Le phare

Je voudrais être un phare…

Je voudrais être un phare très loin des cotes.

Seule, tranquille, en pleine mer, juste là parce qu’un récif en dessous pourrait être dangereux, alors, on m’aurait permis de m’installer là pour signaler le danger…

Je serais un peu allumée chaque nuit, au cas où l’un de vous passe par là…

Je serais grande droite, indifférente aux tempêtes, bercée par les vents… Les goélands seraient mes plus fervents agitateurs…

Je resterais branché en permanence sur vos fréquences, vous pourriez m’y joindre à chaque instant.
Vous ondes viendraient me parler du monde, de vos mondes, de vos vies.
Je vous répondrais avec mon cœur et ma tête, je vous répondrais avec la distance mais aussi la puissance du lien que nous avons tissé…

Lorsque je pleurerais, la mer boirait mes larmes ; lorsque je chanterais, les vagues danseraient…

Je resterais debout, je resterais solide, je resterais là, pour vous, parce que vous existez et qu’alors cela vaut la peine que je tienne, que je garde le cap, que je défende la place… que j’offre ma lumière pour vous qui avez encore un bout de route à faire.

Je voudrais être un phare bien installé sur son rocher, n’avoir plus à bouger, plus à partir, plus à tout recommencer…

Être juste un édifice construit, à sa place et utile…

Je serais là et vous le sauriez.
Je serais là et parfois vous viendriez.

Vous accosteriez avec une chaloupe sur mon bout de rocher…
Vous avanceriez, hésitant, marchant doucement comme pour solliciter le droit d’entrer…

Je serais là, brillante du plaisir de vous voir et toute à vous le temps de votre visite.
Vous seriez heureux, je serais vôtre, porte ouverte, vous viendriez en moi et je vous aimerais.

Je voudrais être un phare…



Il neige…

 

Je suis là… tranquille, je chante, il fait 20 degrés, je suis presque sortie du tunnel, Benabar chante et me fait rire… je chante avec lui… Tiens c’est très blanc de l’autre coté… Je sors du tunnel et là … Stupeur…
Je pars en glissade à 110 kilomètres heure, je pars à fond dans la voiture de devant.
Je ne contrôle rien.
C’est l’explosion de terreur dans mon ventre qui se rétrécie sur lui-même
Je prends comme un grand coup dans le plexus,
Mes épaules se tétanisent,
Mes jambes s’agitent impuissantes
Ma gorge est nouée
C’est fini, jamais plus l’air ne pourra y passer…
Je suis en apnée, je déglutis, non je n’y arrive pas
Je contemple impuissante la voiture de devant que je vais percuter sans pouvoir rien faire dans un quart de seconde,
Je n’ai pas le temps de savoir si je dois mettre mes mains pour protéger ma tête.
Je suis terrorisée et je ressens juste en une demie seconde une énorme envie de crier
« Non,
Non,
Je veux vivre,
Je veux vivre encore… »
A ce moment la voiture que je vais percuter part elle aussi en glissade d’un autre côté et m’évite…
J’arrive sur une zone moins glissante,
Je reprends le contrôle de la voiture,
Ça n’a duré que deux secondes mais quelle trouille !
Quelle peur terrible et quelle envie de vivre !!
Ce n’était pas que de l’instinct,
Oui je veux vivre,
J’ai tant à vivre encore
Je veux vivre
Ma fille,
Mon amour
Je veux vivre
Je veux t’aimer



A Kodama

 

Allez, j’avoue, pas de fausse modestie

tu as raison, Kodama, je suis le don,

Le don, le dring et le dong, la dingue,

La dinde de Noël et le doute de Juda

La dette de Pierre et les dattes de Judée

La Dame de haute misère et

le dire ou pire l’écrire

 

C’est moi, le daim de Blanche-Neige

Je suis la biche aux abois

Et la chienne qui ne le fait plus

Je suis la fête, je suis la frêle

Je suis la fenêtre

Je suis donc elle

Quel émoi

 

Et nous deux

Kesako Lalaï Dama ?

Debout sur le moi du monde

dessous le surmoi dans la tombe

Nous pleurons d’un rire jaune

La vie que toutes les peaux aiment

 

Croquer les pommes dedans

Aimer les dehors des hommes

Aimer à s’en rendre ivre

Aimer comme dans un livre

Parce qu’on entre dans la vie en sachant bien

Qu’on a un certain nombre de pages entre les mains

Mais ce nombre n’a aucune importance

Seul l’espace entre les maux compte

Seul l’espoir qu’y met le lecteur vaut

Seul celui qui tient la plume chatouille !

 

Oui je suis le don

et à ce titre… j’ai reçu

J’erre et sue

J’ai et je saurai.

Je suis et je vais

J’aime et je vaux

 

Je peine dans ma peau

J’appelle et chameau

Cha m’emmêle et charmants mots

 

Tu vois, je suis le don

Et donc je suis sept voies

En les tournant dans ma bouche

A la fin de l’an, vois, je louche !

 

Je suis le don,

l’offre sans demande

l’offrande de sens

Jouisseuse d’essence

Je suis le don

Faute de naître

Rien d’autre

J’offre

A toi

 

 



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